Waves of Freedom France, délégation française de Global Movement to Gaza, s’est associée à la Global Sumud Flotilla aux côtés de Maghreb Sumud Flotilla, Sumud Nusantara et des membres de la Freedom Flotilla Coalition. Cette union de citoyens de 45 pays a conçu un projet historique : l’envoi vers Gaza de la plus grande flottille humanitaire jamais organisée.
Souvenons-nous ! écrit l’AFPS :Dés 2010, la Coalition de la Flottille de la liberté a commencé à envoyer des bateaux pour briser le blocus illégal de Gaza par Israël.
Son histoire a été marquée par l’arraisonnement violent de l’armée israélienne d’un de ses bateaux en 2010, le Mavi Marmara, qui avait fait 9 morts. Citons
Soutenons cette nouvelle initiative de Global Sumud Flotilla to Gaza et Waves of Freedom France “Nous avons tenté Gaza à pied, nous y retournons en voiliers”
Appel à action : soutenez les flottilles de la liberté pour Gaza
Le 8 août, Benyamin Netanyahou annonçait un plan destiné à « vaincre le Hamas », prévoyant le désarmement du groupe, la libération des otages, la démilitarisation de la bande de Gaza, son contrôle sécuritaire par Israël et la mise en place d’une administration excluant le Hamas et l’Autorité palestinienne — en fait un plan de réoccupation de Gaza. L’objectif restant de déplacer de force l’ensemble des habitants de la ville de Gaza — plus d’un million de personnes — pour les entasser dans des zones de plus en plus restreintes avant de les expulser de leur terre.
Depuis, les destructions s’intensifient : bombardements aériens, dynamitage par des robots, incursions terrestres en préparation d’une invasion. Israël continue en outre de bombarder de façon intensive le sud, notamment Khan Younès, faisant entre 50 et 125 victimes par jour.
Ce n’est pas un nouveau plan, c’est l’énième épisode de l’anéantissement de la bande de Gaza annoncé dès le 7 octobre 2023 : tout détruire, provoquer la famine pour contraindre la population à partir et installer la souveraineté d’Israël sur la bande de Gaza, avant de faire la même chose au reste du territoire palestinien occupé. Dans le même temps, la Knesset a voté une résolution demandant l’annexion de la Cisjordanie, et Bezalel Smotrich a annoncé la construction de plus de 3 400 logements dans une zone à l’est de Jérusalem jusque-là préservée de la colonisation, qualifiant ce projet de « dernier clou dans le cercueil » d’un État palestinien.
Tout converge : il n’y aura pas d’État palestinien ; une seule souveraineté doit s’imposer de la Méditerranée au Jourdain, celle d’Israël. Israël s’est construit sur l’exil forcé des Palestiniens ; aujourd’hui, il s’agit, pour ses dirigeants, d’achever ce processus étape par étape (d’abord la bande de Gaza, puis la Cisjordanie) pour les faire disparaître.
Cela se déroule alors qu’Israël agresse ses voisins et étend, en toute impunité, sa souveraineté sur des parties de leurs territoires, imposant la loi du plus fort dans la région. Cette loi prend des formes odieuses à l’encontre des Palestinien·nes : famine organisée, assassinats de personnels médicaux et de journalistes, violences des colons à un niveau inédit, nettoyage ethnique à marche forcée sur l’ensemble du territoire palestinien occupé.
S’y ajoutent les enlèvements massifs de Palestinien·nes, enfermés sans charge ni procès dans des prisons devenues des zones de non-droit. Le prisonnier palestinien le plus célèbre, Marwan Barghouti, a vu jeudi dernier le ministre Ben-Gvir faire irruption dans sa cellule d’isolement pour lui proférer des menaces explicites — un message clair du gouvernement israélien : toute solution politique impliquant les Palestiniens doit être anéantie.
Rien ne peut justifier la poursuite de ces exactions. On attend toujours que cet État criminel soit sanctionné !
Soixante-dix-sept ans d’oppression du peuple palestinien, de déshumanisation, de nettoyage ethnique, d’impunité, de complicité, de crimes de guerre et crimes contre l’humanité, de violation du droit international – et le génocide en cours à Gaza : ça suffit, il faut arrêter Israël et Netanyahou !
L’urgence absolue est un cessez-le-feu immédiat, l’entrée de l’aide humanitaire, et l’arrêt de tous les projets d’occupation, de colonisation et d’annexion du territoire palestinien. Cela passe par des sanctions immédiates : ce n’est pas une option, c’est une obligation inscrite dans l’avis de la Cour internationale de justice du 19 juillet 2024 et la résolution de l’ONU du 18 septembre 2024. Tous les États, dont la France, ayant voté cette résolution sont tenus, conformément au droit international, de la mettre en œuvre.
C’est ce message clair et sans ambiguïté que l’AFPS entend faire passer coûte que coûte au gouvernement et à Emmanuel Macron.
Communiqué Le Bureau National de l’AFPS, le 28 juillet 2025
Dans la nuit de samedi 26 juillet, dans les eaux internationales, à 115 km de Gaza, l’armée israélienne a intercepté le Handala, le bateau de La Flottille de la liberté pour Gaza qui se dirigeait vers l’enclave palestinienne. L’armée israélienne est montée à bord du bateau pour interpeller les 21 passagers et membres d’équipage.
Dans le cadre de plusieurs évènements récents, les soutiens « inconditionnels » de l’État israélien génocidaire crient sans vergogne à l’antisémitisme dès qu’une critique est formulée à l’encontre d’Israël ou qu’un soutien au peuple palestinien est exprimé.
Ces déclarations d’antisémitisme sont là pour détourner l’attention de ce qui est en train de se produire à Gaza et pour une fois de plus victimiser les agresseurs israéliens.
C’est toujours la même rhétorique, que ce soit à Paris, à Lyon ou à Amsterdam : ce sont celles et ceux qui défendent le droit et la justice qui sont traités d’antisémites !
Cela a été le cas à Lyon, lors de la visite de Yaël Braun Pivet à l’université de Lyon 3, le vendredi 8 novembre. Des slogans et graffitis contestaient sa venue. Que disaient-ils ? « Yaël casse-toi », « Génocidaires, hors de nos facs », « Free Gaza » ou « Free Palestine ». Ils ont été considérés comme antisémites par les politiques et les médias mainstream1. Non, Free Gaza n’est pas antisémite. Non, Free Palestine n’est pas antisémite. Non, soutenir le peuple gazaoui aujourd’hui affamé, que le gouvernement sioniste tente de faire disparaître sous les bombes n’est pas antisémite. Oui, soutenir inconditionnellement l’État d’Israël comme le fait Yaël Braun Pivet, c’est soutenir un génocide en cours et c’est contraire au Droit international.
Cela a été le cas au Parc des Princes, le 6 novembre dernier, lorsque des supporters ont déployé un tifo « Free Palestine ». Est-ce antisémite ? Non : ce tifo n’attise pas la haine, lorsqu’il demande la liberté pour le peuple palestinien et la paix dans le monde. L’autodétermination du peuple palestinien est inscrite dans le Droit international. Mais le ministre de l’Intérieur est monté au créneau en demandant au PSG de « s’expliquer » et en envisageant des sanctions 2.
Cela a encore été le cas à Amsterdam, où des incidents entre supporters lors du match de foot Ajax Amsterdam-Maccabi Tel-Aviv ont eu lieu dans la nuit du jeudi 7 novembre 2024 et ont été dénoncés —au profit des supporters israéliens—, aussi bien par le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau que par le président Emmanuel Macron comme d’« odieux » actes antisémites3. Certes des supporters ont été agressés, mais dans quelles circonstances ? Celles du hooliganisme habituellement dénoncé par nos ministres de l’Intérieur. La situation n’était donc absolument pas celle d’un pogrom. Les supporters ont scandé « Que Tsahal gagne et nique les Arabes » ! Et lors de la minute de silence pour les Espagnols décédés à Valence, les provocateurs israéliens sifflaient dans le stade, « les Espagnols, ces putains d’antisémites » parce que l’Espagne a reconnu l’État de Palestine. Ces supporters israéliens qui s’en prennent à l’Espagne en deuil ne sont pas des « Juifs persécutés » ! Le député NFP/LFI Raphaël Arnault, réputé connaisseur des milieux violents d’ultra-droite a déclaré : « Hier à Amsterdam, ils (n’étaient) pas venus cueillir des jonquilles » avant d’ajouter, vidéo à l’appui, que « ces fameux « supporters » sont restés mobilisés jusqu’à tard après le match pour pouvoir se battre (comme ils le font à quasiment chacun de leur déplacement), sur fond de provocation raciste ». Les supporters du Maccabi Tel-Aviv n’ont pas été pris à partie parce que « juifs » mais parce qu’ils « supportent » avec fierté un génocide et qu’ils sont racistes 4.
NON, dénoncer un génocide n’est pas de l’antisémitisme, c’est un devoir.
OUI c’est l’idéologie sioniste qui amalgame les Juif.ves du monde entier à sa politique, les met en danger et doit être combattue. Cette idéologie instrumentalise l’antisémitisme.
L’UJFP dénonce les relations biaisées de ces évènements et ces amalgames mortifères du gouvernement français et des médias à sa solde. Le gouvernement français est bel et bien complice d’un génocide et devra rendre des comptes. Le gouvernement français et les médias mainstream attisent l’antisémitisme par leurs comportements.
NON, tous les Juifs ne « soutiennent » pas l’écrasement de la Palestine en cours.
Ces accusations d’antisémitisme sont une insulte à la mémoire des membres de nos familles disparues lors du judéocide.
La Coordination nationale de l’UJFP, le 11 novembre 2024
Lorsque la journaliste palestino-américaine a été tuée délibérément par l’armée israélienne en 2022, il n’y eut aucune sanction prise par l’oncle Sam. Résultat, cette armée se permet aujourd’hui de tuer à volonté des journalistes à Gaza : 159 ont connu ce sort en un an(1).
De même, après le meurtre de neuf civils par la marine israélienne le 31 mai 2010 lors de son attaque d’un navire turc transportant de l’aide humanitaire en direction de Gaza, il n’y eut aucune sanction internationale prise contre Israël. Et aujourd’hui l’armée israélienne vise les « humanitaires » à Gaza : 163 tués rien que durant le dernier trimestre de 2023(2) ! L’ONG étasunienne Human Rights Watch affirme : « L’utilisation par le gouvernement israélien de la famine comme arme de guerre se révèle meurtrière pour les enfants de Gaza »(3).
En Cisjordanie, ce n’est que les intifada palestiniennes qui ont peut-être ralenti la colonisation juive ; les Occidentaux n’ont pris aucune sanction contre les installations de colons, pourtant illégales envers le droit international. Et bien qu’il n’y ait eu de « 7 octobre » en Cisjordanie, en 2024 l’armée et les colons israéliens ont tué 640 Palestiniens(4), et ceux-ci ont vu 40 km2 supplémentaires de leurs terres confisquées(5), sur les 400 km2 de terres arables que compte la Cisjordanie(6).
Jamais on n’a obligé Israël à contribuer à la reconstruction des territoires voisins qu’elle avait détruit par ses attaques militaires, notamment au Liban en 1982 et en 2006 ! Et aujourd’hui elle peut encore bombarder ce pays en toute impunité !
Combien de fois l’armée israélienne a riposté par des bombardements de façon démesurée à l’envoi de quelques missiles à partir de Gaza, envoi justifié par le blocus de ce territoire imposé par Israël ! L’absence de sanctions de la communauté internationale a ouvert la voie à Israël pour procéder à un massacre de Gazaouis sans commune mesure avec la tuerie du 7 octobre : 1 110 Israéliens tués(7) contre déjà 41 000 Gazaouis(8).
Mise en cause par la Cour Internationale de justice de La Hayes, par la Cour pénale internationale, par l’Assemblée générale de l’ONU à une très forte majorité (124 voix contre 10), Israël se fout du monde et n’écoute qu’elle-même. Elle peut se le permettre car l’aide militaire étasunienne continue de couler à flot vers elle. En effet, bien que Biden ait appelé Israël à un cessez-le-feu au Liban, Washington vient d’accorder une nouvelle fois une très importante aide militaire à cet État : 8,7 milliards de dollars(9), soit un cinquième du budget de la Défense française pour une population israélienne sept fois inférieure à celle de la France.
Jean-François Le Dizès <jeanfrancois.ledizes38@gmail.com>
Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, le 2 octobre 2024https://cnpjdpi.org/
L’attaque récente menée par l’État d’Israël contre le Liban, qui a fait près de 900 morts, des milliers de blessés avec des bombardements de bâtiments jusque dans le centre de Beyrouth et 1 million d’habitants déplacés depuis le 23 septembre, a rappelé au monde que la logique de la guerre à outrance est la seule qui prévaut aujourd’hui pour l’État d’Israël et ses dirigeants.
Et pendant que le monde a les yeux tournés vers le Liban, Israël continue sa guerre génocidaire contre le peuple palestinien.
Le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens dénonce cette guerre contre tout un peuple qui prolonge une politique de dépossession du peuple palestinien à l’œuvre depuis des dizaines d’années. Nous avons toujours dénoncé sans ambiguïté l’ensemble des crimes de guerre commis depuis le 7 octobre.
Soutien au Collectif Palestine 69 et à la Maison des Passages de Lyon, ainsi qu’aux personnes blessées.
le Collectif Palestine 69 organisait une conférence avec Christophe Oberlin, chirurgien de la main, qui intervient régulièrement à Gaza où il a formé toute une génération de médecins dans sa spécialité. Il est également auteur de plusieurs livres sur la Palestine.
Le thème a retenu l’attention d’une milice armée d’une cinquantaine de néo-nazis qui a tenté de s’introduire par la force dans la salle de conférence à coups de barres de fer, de bâtons et d’engins incendiaires. 3 blessés légers ont été pris en charge par les secours, une personne interpellée.
Sur son compte X, la Préfète a « condamné sans réserve ces faits et rappelé l’engagement de l’Etat à lutter contre les mouvances radicales violentes ». Il semble plus facile et important de dissoudre le Groupe antifasciste Lyon et environs, la Gale, (ce qui a été confirmé le 9 novembre), que de réfréner les ardeurs de ces milices qui défilent souvent masquées !
Ajoutons que ce n’est pas le moindre paradoxe que ces groupes ouvertement néo-nazis soutiennent leurs equivalents membres du gouvernement de Netanyahou !
Il est urgent comme le demande un collectif lyonnais,« de fermer sans attendre les locaux » des organisations d’extrême droite présentes à Lyon et de dissoudre ces groupuscules fascistes ».
Nous ne pouvons accepter que soient tolérées de telles organisations au moment même où le gouvernement réduit la liberté de manifestation et accroit la difficulté de porter en public une réflexion approfondie sur la situation actuelle en Israël et Palestine.
Plus que jamais, nous devons rappeler que « Pas de Justice, pas de Paix » pour les peuples israëliens et palestiniens.