Iran : NON à l’agression impérialiste ! Ni shah, ni mollahs ! Les puissances jouent, les peuples trinquent

PEPS communiqué https://confpeps.org/declaration-politique-de-peps-sur-lescalade-usa-israel-iran/

PEPS condamne avec la plus grande fermeté l’offensive militaire lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran — opération dénommée Epic Fury — avec l’objectif affiché de renverser le régime iranien et de « mettre fin à la menace nucléaire ». Cette escalade marque une nouvelle étape d’un conflit qui risque d’embraser toute la région. Ces frappes massives, qui ont touché des centres urbains comme Téhéran, marquent un tournant historique . Nous dénonçons particulièrement le ciblage d’infrastructures civiles et éducatives, telles que les écoles de jeunes filles, qui constitue une violation flagrante du droit international et une attaque lâche contre l’avenir des peuples.

Un double combat : Contre l’ingérence et contre l’oppression

Tout en condamnant ces agressions impérialistes, nous réitérons notre rejet absolu du régime des mollahs. Nous ne confondons pas la nation iranienne avec le pouvoir théocratique qui l’opprime. Nous condamnons la répression sanglante menée par le régime contre sa propre jeunesse et les mouvements de libération interne. 

Dans ce contexte, Donald Trump et Benjamin Netanyahu utilisent cette opération pour détourner l’attention des crises internes — chute de popularité, contestations sociales, déboires judiciaires, divisions politiques profondes. La guerre devient alors un instrument de consolidation du pouvoir.

Elle n’est pas menée pour la sécurité des populations, mais pour affirmer des positions stratégiques, justifier un durcissement autoritaire et masquer des impasses internes derrière une rhétorique nationaliste et belliqueuse.

Personne ne pleurera la mort du guide Khameneï, dictateur honni par la population, responsable de la mort de dizaines de milliers d’Iraniennes et d’Iraniens. Bien au contraire. Mais son élimination par les États-Unis et Israël (comme celle de Saddam Hussein ou de Mouamar Khadafi) n’apportera pas la liberté aux peuples d’Iran. L’émancipation des peuples d’Iran ne peut venir que des luttes menées à l’intérieur du pays.

La réalité c’est que les peuples trinquent — et en premier lieu les femmes, les enfants et les personnes marginalisées qui souffrent déjà sous les sanctions, la répression interne et les attaques militaires. Dans ce contexte, les violences militaires intensifient aussi les violences patriarcales : précarisation économique, violences sexuelles comme arme de guerre, et contrôles accrus des corps. La logique impérialiste et la logique patriarcale procèdent d’un même type  de domination.

Une escalade aux dimensions mondiales

Les bombardements réciproques entre Israël et l’Iran, la mort de plusieurs hauts responsables iraniens et les ripostes militaires successives ont fait franchir un seuil dangereux au conflit.

Ce qui se joue dépasse largement un affrontement bilatéral. Nous assistons à une recomposition géostratégique majeure.

Les États-Unis soutiennent pleinement Israël. L’OTAN s’aligne politiquement, même si tous ses membres ne souhaitent pas l’embrasement. L’Iran s’appuie sur ses réseaux régionaux — Hezbollah au Liban, Hamas en Palestine, milices en Irak et en Syrie. La Russie et la Chine observent attentivement, renforçant leurs liens avec Téhéran dans une logique d’équilibre face à l’hégémonie occidentale. Le Moyen-Orient redevient un carrefour central des rivalités entre blocs.

Cette escalade dépasse l’affrontement bilatéral : elle affecte directement la vie quotidienne de millions d’Iraniens, de familles déplacées et de populations civiles prises entre frappes aériennes, bombardements et ripostes militaires. Les zones urbaines, déjà fragilisées par des crises sociales, subissent des destructions massives et des pertes humaines considérables.

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L’IA ne va pas relancer l’industrie nucléaire, au contraire…

Au débat, cette tribune, dimanche 9 novembre 2025, par Stéphane Lhomme

Contrairement à ce qui est affirmé gratuitement par de nombreux médias,
le développement insensé de l’Intelligence artificielle (IA) ne va pas relancer l’industrie nucléaire mondiale, trop lente, trop chère, et marginalisée par l’essor des renouvelables !

à lire sur https://www.observatoire-du-nucleaire.org/IMG/pdf/lia_ne_va_pas_relancer_l_industrie_nucleaire.pdf

TRIBUNE : Appel à soutenir, amplifier et prolonger la mobilisation du 10 septembre.

Appel publié dans REGARDS : De nombreuses personnalités issues ou membres de nombreuses organisations signent un appel en faveur d’une large mobilisation nationale et d’actions coordonnées sur le territoire.

https://regards.fr/tribune-appel-a-soutenir-amplifier-et-prolonger-la-mobilisation-du-10-septembre/
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6 aout 1945, 9 aout 1945 : on avait juré « plus jamais ça »

A l’occasion du quatre-vingtième anniversaire du bombardement d’Hiroshima et de Nagasaki les 6 et 9 août 1945 sur l’ordre de Harry S. Truman, rappelons-nous qu’en quelques fractions de secondes plus de 200 000 personnes ont été tuées sans compter les « Hibakusha » victimes des bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki et l’effet de la radioactivité sur le vivant pendant des millions d’années.

Pour Alternatives et Autogestion, la question du nucléaire civil et militaire doit être traitée globalement car il n’y pas de nucléaire civil sans nucléaire militaire et inversement. cf document

La France ne s’est pas prononcée sur le Traité sur l’interdiction des Armes Nucléaires (voir le communiqué de l’ICAN)

Toutes ces questions relèvent du débat démocratique. C’est pourquoi pour Alternatives et Autogestion, la question du nucléaire, de la défense, de l’armement ou du désarmement, devrait être soumise au peuple qui après large débat démocratique rend son avis au cours d’un référendum d’initiative citoyenne.

Extraits des communiqués d’ICAN:

À l’approche des 80ᵉ commémorations des bombardements nucléaires d’Hiroshima et de Nagasaki, les 6 et 9 août 1945, ICAN France alerte sur les contradictions du discours politique français qui surfe sur la peur et renie ses engagements internationaux, alimentant la course aux arsenaux et l’insécurité nucléaire. Nous appelons les responsables politiques et parlementaires à sortir de leur aveuglement pour la « sainte Bombe », en s’engageant dans le processus du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN), en vigueur depuis 2021, pour construire une sécurité fondée sur la coopération, la confiance et la paix durable.

extraits de la tribune parue dans Libération le 5 aout : https://icanfrance.org/tribune-la-france-a-t-elle-oublie-hiroshima-et-nagasaki/

L’idée portée par Emmanuel Macron d’européaniser la dissuasion nucléaire française s’inscrit dans une fuite en avant mortifère qui gagne dangereusement le monde, s’alarment des ONG, au moment où l’on commémore l’horreur des 6 et 9 août 1945.

Selon le Comité international de la Croix-Rouge, 220 000 personnes ont péri à Hiroshima et  à Nagasaki entre les 6 et 9 août et la fin de l’année 1945. Parmi elles, près de 38 000 enfants. Celles qui ont survécu, les hibakusha, sont la mémoire vivante de l’horreur nucléaire. Elles ont été marquées chaque jour de leur existence dans leur chair et leur esprit : maladies radio-induites, exclusion sociale, stress post-traumatique, fausses couches… Leurs descendants sont également impactés par ces explosions.

Appel intersyndical UKRAINE : Pour une paix juste et durable ! Solidarité avec la résistance des travailleuses et travailleurs d’Ukraine !

Appel intersyndical,

Appel intersyndical,  février 2025

Trois longues années de guerre et de destructions à moins de 1200 km de Paris !

Depuis trois ans, l’intolérable agression de Poutine contre l’Ukraine sème la mort, la désolation et la destruction. Plus de 10 millions d’ukrainiennes et ukrainiens, un quart de la population, se trouvent sur les chemins de l’exil dont un tiers de déplacés intérieurs et deux tiers de personnes qui ont trouvé refuge à l’extérieur du pays, principalement au sein de l’UE. L’immense majorité de ces réfugiés est originaire des régions de l’Est de l’Ukraine, ce qui démontre l’ineptie de la propagande poutinienne qui faisait passer les populations de ces régions comme attendant d’être libérées par l’armée russe. Les habitants des régions sous occupation qui n’ont pas pu partir sont soumis à une intense politique assimilationniste, sommés de prendre des passeports russes. Pour rappel, c’est depuis 2014 que l’Ukraine subit les affres de l’annexion d’une partie de son territoire.

Les forces russes continuent les attaques sans discernement en ciblant les infrastructures civiles. La capacité de production électrique ukrainienne est réduite de moitié, la Russie occupe la centrale nucléaire de Zaporijia en instrumentalisant le risque de provoquer un accident nucléaire majeur.

La guerre impacte fortement les enfants et hypothèque leur avenir : destruction des écoles, cours suspendus à chaque alarme de bombardement, vol et déportation de près de 20 000 enfants d’Ukraine en Russie.

Solidarité syndicale française

Cela fait trois ans que la résistance de la population ukrainienne, celle en particulier de nos camarades syndicalistes, est soutenue avec résolution et détermination par la famille syndicale internationale.

En France la CFDT, la CGT, FO, la CFE-CGC, la CFTC, l’UNSA, Solidaires et la FSU ont constitué une intersyndicale dès les premiers jours du mois de mars 2022.

En juin 2022, le premier convoi partait pour l’Ukraine pour acheminer des biens de première nécessité et remettre aux confédérations syndicales ukrainiennes, la FPU et la KVPU, deux camionnettes utilitaires neuves que les organisations syndicales ukrainiennes utilisent pour distribuer l’aide humanitaire aux travailleuses et travailleurs et aux populations civiles, à proximité de la ligne de front.

En janvier 2023, un second convoi de deux poids lourds acheminait vers l’Ukraine plus d’une centaine de palettes de matériels divers (machines à laver industrielles, matériel de chauffage, générateurs électriques, matériel de soin et d’hygiène, biens de première nécessité).

Un troisième convoi a rejoint l’Ukraine début juillet 2024 acheminant le matériel électrogène qui doit permettre de mieux faire face aux destructions d’infrastructures civiles. Ce convoi comprenait des convertisseurs, des accumulateurs, des groupes électrogènes et des générateurs.

Les organisations syndicales françaises poursuivront ces efforts aussi longtemps que durera l’agression impérialiste russe contre l’Ukraine.

Le soutien des syndicats français ne s’arrête pas à l’organisation d’aide humanitaire. Nous sommes solidaires avec les confédérations syndicales ukrainiennes FPU et KVPU qui s’opposent à l’adoption d’un code de travail ultralibéral et contraire aux engagements européens et internationaux du pays en matière des droits sociaux et des libertés syndicales. Ensemble nous luttons pour construire un présent et un avenir où les droits des travailleurs ne soient pas sacrifiés sur l’autel de la guerre, mais deviennent un pilier essentiel de la reconstruction.

Quelle paix en Ukraine ?

Pendant que les gouvernants russes et américains agitent les nationalismes et développent leurs stratégies, les populations ukrainiennes et russes subissent les destructions de la guerre.

Le peuple Ukrainien, attaqué sur son sol par la Russie, est le premier à vouloir ardemment la paix. Mais elle ne peut pas lui être imposée de l’extérieur, en validant l’agression militaire et l’occupation de leur pays. Rien ne doit se discuter et se faire sans les Ukrainiens. Du sort de l’Ukraine dépend aussi celui de l’Europe qui ne peut donc être écartée des discussions. Concernant l’application du droit international l’ONU doit aussi faire partie des négociations. Une paix durable ne peut résulter d’un Yalta entre les États Unis et la Russie sans les premiers concernés et au mépris du droit international. L’intersyndicale demande l’organisation d’une conférence de paix sous l’égide de l’ONU associant toutes les parties prenantes du conflit en cours.

L’intersyndicale appelle à un processus de paix qui fasse immédiatement cesser les combats et qui permette le retour des réfugiés chez eux ; un processus de paix qui s’inscrit dans le respect du droit international et non dans le droit du plus fort.

L’intersyndicale appelle également à empêcher le pillage des ressources minières ou agricoles ukrainiennes pour qu’elles restent la propriété du peuple ukrainien et lui permettent d’assurer son développement futur.

L’intersyndicale française de solidarité avec l’Ukraine appelle à participer aux initiatives unitaires organisées en France, notamment à la marche pour l’Ukraine, le dimanche 23 février 2025 à Paris au départ de la place de la République à 14 heures.

Solidarité avec l’Ukraine qui résiste !
Solidarité avec les
travailleuses et travailleurs d’Ukraine ! Non à la guerre de Poutine ! Troupes russes hors d’Ukraine ! Libertés en Russie et au Belarus !
Pour
la construction d’une paix juste et durable en Ukraine !

Voeux 2025 d »Alternatives et Autogestion

Tou.te.s ensemble vers la Seconde Commune, avec PEPS !
L’avenir sera ce que nous en ferons, collectivement, « coopérativement », en construisant un monde juste, égalitaire, débarrassé des diverses dominations, des diverses aliénations qui régissent nos relations  et nos vies

Nous voudrions saluer l’ensemble des luttes menées dans ce sens, dans leur diversité !

Construire la mobilisation populaire à travers des assemblées de base

Communiqué  A&A (09/07/2024)