Occupation du Ministère de l’agriculture : la colère des paysan·nes des DROM et de l’hexagone criminalisée par le gouvernement

communiqué de presse
La Confédération Paysanne , Bagnolet, le 14 janvier 2026


Plus de 150 paysan·nes de la Confédération Paysanne venu·es de toute la France, dont une importante délégation des Drom, ont envahi cet après-midi le Ministère de l’agriculture pour l’occuper. Selon la police, 52 paysan·nes ont été interpellés, dont les trois porte-parole nationaux. Le président de la chambre d’agriculture de Guyane en ferait aussi partie. Plus de 10 garde-à-vue ont déjà été prononcées.
Encore une fois, les manifestant·es ont été nassé·es par les forces de l’ordre, dont la BravM

  • A plusieurs reprises, les journalistes ont été empêchés de filmer cette manifestation pacifique organisée par la Confédération paysanne, un syndicat agricole représentatif !
    A pied, et sans aucune violence, les paysan·nes ont pénétré dans le hall de la DGPE, déroulé des banderoles à l’intérieur et sur toutes les grilles du bâtiment pour exiger « la décolonisation » de l’agriculture de ces lobbys. Le mépris du gouvernement envers le monde paysan est constant. Les déclarations hier du Premier ministre comme de la Ministre de l’agriculture en sont une nouvelle illustration. Ce mépris concerne aussi et de façon exacerbée les paysan·nes des départements, territoires et régions d’outre-mer, trop souvent mis à part, sans prise en compte des spécificités de leurs territoires.
    La colère qui s’exprime depuis des semaines dans l’hexagone, sur la gestion de la crise de la DNC et l’accord UE-Mercosur, fait écho aux difficultés que rencontrent les paysan·nes des Drom. Cette action d’occupation des locaux du Ministère vise à dénoncer cette situation.
  • Les paysan·nes des DROM subissent depuis des décennies une posture condescendante et néocoloniale de la part de l’Etat français. En première ligne des accords de libre-échange, les territoires des DROM subissent les nombreuses importations déloyales en provenance de pays aux conditions sociales et environnementales de production largement moins-disantes. La signature de l’accord de libre-échange UE-Mercosur sera une nouvelle atteinte grave à notre souveraineté alimentaire.
    L’injuste répartition du POSEI est l’illustration de la volonté assumée de nos gouvernants de privilégier les intérêts des plus puissants, des dominants et de l’agro-industrie au détriment des populations et de la souveraineté alimentaire.
    C’est pourquoi nous demandons en urgence la refonte des aides du POSEI programme d’options spécifiques à l’éloignement et à l’insularité. Elles doivent être rendues accessibles à toutes et tous, en particulier pour les producteur·rices de la souveraineté alimentaire locale. Ces aides POSEI doivent être plafonnées et redistribuées équitablement pour lutter contre la concentration des aides dans les mains de quelques grands groupes agroindustriels et familles. Il faut mettre fin aux rentes d’une poignée d’acteurs, notamment dans les filières banane et canne-sucre-rhum. L’augmentation significative dès 2026 des enveloppes agricoles pour la Guyane et Mayotte, à la hauteur des besoins en développement agricole de ces territoires, est aussi urgente.

Contacts :

  • Emilie Deligny, secrétaire générale : 06 36 58 17 26
  • Nina Lejeune, secrétaire nationale : 06 45 91 14 38
  • Caroline Nugues, chargée de communication : 06 95 29 80 7

Soutien total aux équipages de la flotille de la liberté en route vers GAZA

flotille pour GAZA 2025

Souvenons-nous ! écrit l’AFPS :Dés 2010, la Coalition de la Flottille de la liberté a commencé à envoyer des bateaux pour briser le blocus illégal de Gaza par Israël.

Son histoire a été marquée par l’arraisonnement violent de l’armée israélienne d’un de ses bateaux en 2010, le Mavi Marmara, qui avait fait 9 morts. Citons

Citons le Mandala,

le bateau Al Awda (le Retour), de SOS de #WomenToGaza https://wbg.freedomflotilla.org/sos-womens-boat-to-gaza https://wbg.freedomflotilla.org/sos-womens-boat-to-gaza

Cette année, le Madleen et le Handala.!

Soutenons cette nouvelle initiative de Global Sumud Flotilla to Gaza et Waves of Freedom France
“Nous avons tenté Gaza à pied, nous y retournons en voiliers”

TRIBUNE : Appel à soutenir, amplifier et prolonger la mobilisation du 10 septembre.

Appel publié dans REGARDS : De nombreuses personnalités issues ou membres de nombreuses organisations signent un appel en faveur d’une large mobilisation nationale et d’actions coordonnées sur le territoire.

https://regards.fr/tribune-appel-a-soutenir-amplifier-et-prolonger-la-mobilisation-du-10-septembre/
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Qui se décidera enfin à arrêter Israël et Netanyahou ?

communiqué de l’AFPS, lundi 18 août 2025Association France Palestine Solidarité

Le 8 août, Benyamin Netanyahou annonçait un plan destiné à « vaincre le Hamas », prévoyant le désarmement du groupe, la libération des otages, la démilitarisation de la bande de Gaza, son contrôle sécuritaire par Israël et la mise en place d’une administration excluant le Hamas et l’Autorité palestinienne — en fait un plan de réoccupation de Gaza. L’objectif restant de déplacer de force l’ensemble des habitants de la ville de Gaza — plus d’un million de personnes — pour les entasser dans des zones de plus en plus restreintes avant de les expulser de leur terre.

Depuis, les destructions s’intensifient : bombardements aériens, dynamitage par des robots, incursions terrestres en préparation d’une invasion. Israël continue en outre de bombarder de façon intensive le sud, notamment Khan Younès, faisant entre 50 et 125 victimes par jour.

Ce n’est pas un nouveau plan, c’est l’énième épisode de l’anéantissement de la bande de Gaza annoncé dès le 7 octobre 2023 : tout détruire, provoquer la famine pour contraindre la population à partir et installer la souveraineté d’Israël sur la bande de Gaza, avant de faire la même chose au reste du territoire palestinien occupé. Dans le même temps, la Knesset a voté une résolution demandant l’annexion de la Cisjordanie, et Bezalel Smotrich a annoncé la construction de plus de 3 400 logements dans une zone à l’est de Jérusalem jusque-là préservée de la colonisation, qualifiant ce projet de « dernier clou dans le cercueil » d’un État palestinien.

Benyamin Netanyahu tient la carte du « Grand Israël », août 2025 © S2FUncensored sur X

Tout converge : il n’y aura pas d’État palestinien ; une seule souveraineté doit s’imposer de la Méditerranée au Jourdain, celle d’Israël. Israël s’est construit sur l’exil forcé des Palestiniens ; aujourd’hui, il s’agit, pour ses dirigeants, d’achever ce processus étape par étape (d’abord la bande de Gaza, puis la Cisjordanie) pour les faire disparaître.

Cela se déroule alors qu’Israël agresse ses voisins et étend, en toute impunité, sa souveraineté sur des parties de leurs territoires, imposant la loi du plus fort dans la région. Cette loi prend des formes odieuses à l’encontre des Palestinien·nes : famine organisée, assassinats de personnels médicaux et de journalistes, violences des colons à un niveau inédit, nettoyage ethnique à marche forcée sur l’ensemble du territoire palestinien occupé.

S’y ajoutent les enlèvements massifs de Palestinien·nes, enfermés sans charge ni procès dans des prisons devenues des zones de non-droit. Le prisonnier palestinien le plus célèbre, Marwan Barghouti, a vu jeudi dernier le ministre Ben-Gvir faire irruption dans sa cellule d’isolement pour lui proférer des menaces explicites — un message clair du gouvernement israélien : toute solution politique impliquant les Palestiniens doit être anéantie.

Rien ne peut justifier la poursuite de ces exactions. On attend toujours que cet État criminel soit sanctionné !

Soixante-dix-sept ans d’oppression du peuple palestinien, de déshumanisation, de nettoyage ethnique, d’impunité, de complicité, de crimes de guerre et crimes contre l’humanité, de violation du droit international – et le génocide en cours à Gaza : ça suffit, il faut arrêter Israël et Netanyahou !

L’urgence absolue est un cessez-le-feu immédiat, l’entrée de l’aide humanitaire, et l’arrêt de tous les projets d’occupation, de colonisation et d’annexion du territoire palestinien. Cela passe par des sanctions immédiates : ce n’est pas une option, c’est une obligation inscrite dans l’avis de la Cour internationale de justice du 19 juillet 2024 et la résolution de l’ONU du 18 septembre 2024. Tous les États, dont la France, ayant voté cette résolution sont tenus, conformément au droit international, de la mettre en œuvre.

C’est ce message clair et sans ambiguïté que l’AFPS entend faire passer coûte que coûte au gouvernement et à Emmanuel Macron.

Le Bureau National de l’AFPS, le 18 août 2025

pour le droit du peuple palestinien à vivre !

Alerte ! Le Handala arraisonné !

Communiqué Le Bureau National de l’AFPS, le 28 juillet 2025

Dans la nuit de samedi 26 juillet, dans les eaux internationales, à 115 km de Gaza, l’armée israélienne a intercepté le Handala, le bateau de La Flottille de la liberté pour Gaza qui se dirigeait vers l’enclave palestinienne. L’armée israélienne est montée à bord du bateau pour interpeller les 21 passagers et membres d’équipage.

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Pour espérer vaincre les russes, il faut renforcer la démocratie et non pas l’affaiblir.

Communiqué. 27 juillet 2025. Comité français du RESU (réseau européen de solidarité avec l’ Ukraine)

Depuis le 22 juillet, d’importantes manifestations pour la démocratie et contre la corruption ont éclaté dans toute l’Ukraine.Leur objectif immédiat est de préserver l’indépendance de deux agences ukrainiennes clés dans la lutte contre la corruption. Il s’agit du Bureau national anticorruption de l’Ukraine (NABU) et du Parquet spécialisé dans cette forme de criminalité de la classe dirigeante, le SAPO.

Le projet puis le vote de la loi été ratifiée en un premier temps par Zelensky mettant sous tutelle les organismes anticorruption. Zekensky a depuis suspendu la loi et promis un nouveau texte.

Pour espérer vaincre les russes, il faut renforcer la démocratie et non pas l’affaiblir.  » La société ukrainienne sait qu’elle ne peut compter que sur elle-même et n’attend rien des classes dirigeantes ukrainiennes ou européennes. »

Dénoncer un génocide n’est pas de l’antisémitisme, c’est un devoir

communiqué de la Coordination nationale de l’UJFP 11/11/24
https://ujfp.org/denoncer-un-genocide-nest-pas-de-lantisemitisme-cest-un-devoir/?

Dans le cadre de plusieurs évènements récents, les soutiens « inconditionnels » de l’État israélien génocidaire crient sans vergogne à l’antisémitisme dès qu’une critique est formulée à l’encontre d’Israël ou qu’un soutien au peuple palestinien est exprimé.

Ces déclarations d’antisémitisme sont là pour détourner l’attention de ce qui est en train de se produire à Gaza et pour une fois de plus victimiser les agresseurs israéliens.

C’est toujours la même rhétorique, que ce soit à Paris, à Lyon ou à Amsterdam : ce sont celles et ceux qui défendent le droit et la justice qui sont traités d’antisémites !

  • Cela a été le cas à Lyon, lors de la visite de Yaël Braun Pivet à l’université de Lyon 3, le vendredi 8 novembre. Des slogans et graffitis contestaient sa venue. Que disaient-ils ? « Yaël casse-toi », « Génocidaires, hors de nos facs », « Free Gaza » ou « Free Palestine ». Ils ont été considérés comme antisémites par les politiques et les médias mainstream1.
    Non, Free Gaza n’est pas antisémite. Non, Free Palestine n’est pas antisémite. Non, soutenir le peuple gazaoui aujourd’hui affamé, que le gouvernement sioniste tente de faire disparaître sous les bombes n’est pas antisémite.
    Oui, soutenir inconditionnellement l’État d’Israël comme le fait Yaël Braun Pivet, c’est soutenir un génocide en cours et c’est contraire au Droit international.
  • Cela a été le cas au Parc des Princes, le 6 novembre dernier, lorsque des supporters ont déployé un tifo « Free Palestine ». Est-ce antisémite ?
    Non : ce tifo n’attise pas la haine, lorsqu’il demande la liberté pour le peuple palestinien et la paix dans le monde. L’autodétermination du peuple palestinien est inscrite dans le Droit international. Mais le ministre de l’Intérieur est monté au créneau en demandant au PSG de « s’expliquer » et en envisageant des sanctions 2.
  • Cela a encore été le cas à Amsterdam, où des incidents entre supporters lors du match de foot Ajax Amsterdam-Maccabi Tel-Aviv ont eu lieu dans la nuit du jeudi 7 novembre 2024 et ont été dénoncés —au profit des supporters israéliens—, aussi bien par le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau que par le président Emmanuel Macron comme d’« odieux » actes antisémites3.
    Certes des supporters ont été agressés, mais dans quelles circonstances ? Celles du hooliganisme habituellement dénoncé par nos ministres de l’Intérieur. La situation n’était donc absolument pas celle d’un pogrom. Les supporters ont scandé « Que Tsahal gagne et nique les Arabes » ! Et lors de la minute de silence pour les Espagnols décédés à Valence, les provocateurs israéliens sifflaient dans le stade, « les Espagnols, ces putains d’antisémites » parce que l’Espagne a reconnu l’État de Palestine. Ces supporters israéliens qui s’en prennent à l’Espagne en deuil ne sont pas des « Juifs persécutés » ! Le député NFP/LFI Raphaël Arnault, réputé connaisseur des milieux violents d’ultra-droite a déclaré : « Hier à Amsterdam, ils (n’étaient) pas venus cueillir des jonquilles » avant d’ajouter, vidéo à l’appui, que « ces fameux « supporters » sont restés mobilisés jusqu’à tard après le match pour pouvoir se battre (comme ils le font à quasiment chacun de leur déplacement), sur fond de provocation raciste ».
    Les supporters du Maccabi Tel-Aviv n’ont pas été pris à partie parce que « juifs » mais parce qu’ils « supportent » avec fierté un génocide et qu’ils sont racistes 4.

NON, dénoncer un génocide n’est pas de l’antisémitisme, c’est un devoir.

OUI c’est l’idéologie sioniste qui amalgame les Juif.ves du monde entier à sa politique, les met en danger et doit être combattue. Cette idéologie instrumentalise l’antisémitisme.

L’UJFP dénonce les relations biaisées de ces évènements et ces amalgames mortifères du gouvernement français et des médias à sa solde. Le gouvernement français est bel et bien complice d’un génocide et devra rendre des comptes. Le gouvernement français et les médias mainstream attisent l’antisémitisme par leurs comportements.

NON, tous les Juifs ne « soutiennent » pas l’écrasement de la Palestine en cours.

Ces accusations d’antisémitisme sont une insulte à la mémoire des membres de nos familles disparues lors du judéocide.

La Coordination nationale de l’UJFP, le 11 novembre 2024


Note-s

  1. Voir en particulier la réaction de BFMTV : https://www.bfmtv.com/replay-emissions/week-end-direct/braun-pivet-des-tags-antisemites-a-lyon-08-11_VN-202411081028.html)[]
  2. Voir aussi la réaction du CRIF : https://www.linternaute.com/actualite/politique/6585347-banderole-pro-palestine-du-psg-un-message-antisemite-pourquoi-le-ministre-de-l-interieur-s-indigne/[]
  3. Voir : https://www.bfmtv.com/politique/elysee/supporters-israeliens-agresses-macron-condamne-des-violences-qui-rappellent-les-heures-les-plus-indignes-de-l-histoire_AD-202411080601.html[]
  4. Voir : https://www.liberation.fr/sports/football/supporters-israeliens-attaques-a-amsterdam-ce-que-lon-sait-des-faits-du-contexte-et-des-reactions-20241108_6ZLLITQWIFBCNMUUWVIKV23FTE ou https://www.youtube.com/watch?v=y-vheVW_O18 ou https://twitter.com/i/status/1854726431269700016[]

Palestine : imposons le cessez-le-feu, sanctions contre Israël. Liban, arrêtons l’engrenage de la guerre

Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, le 2 octobre 2024 https://cnpjdpi.org/

L’attaque récente menée par l’État d’Israël contre le Liban, qui a fait près de 900 morts, des milliers de blessés avec des bombardements de bâtiments jusque dans le centre de Beyrouth et 1 million d’habitants déplacés depuis le 23 septembre, a rappelé au monde que la logique de la guerre à outrance est la seule qui prévaut aujourd’hui pour l’État d’Israël et ses dirigeants.

Et pendant que le monde a les yeux tournés vers le Liban, Israël continue sa guerre génocidaire contre le peuple palestinien.

Le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens dénonce cette guerre contre tout un peuple qui prolonge une politique de dépossession du peuple palestinien à l’œuvre depuis des dizaines d’années. Nous avons toujours dénoncé sans ambiguïté l’ensemble des crimes de guerre commis depuis le 7 octobre.

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Et si … nous retroussions nos manches ensemble !

A l’heure où cet article est écrit, nous avons un Premier ministre et un gouvernement tout frais. Nous avons un Premier Ministre, mais ce n’est pas celle que le Nouveau Front Populaire aurait souhaité.

Peut-on ne pas évoquer ici la déception, la désespérance qui s’est emparée de celles et ceux d’entre nous qui ont fait campagne pour le Nouveau Front Populaire, porté.e.s par l’espoir tout autant que par le désir de barrer la route aux forces réactionnaires ou néo-fascistes, à travers un projet de société différente à mettre en œuvre. Peut-on laisser de côté ce sentiment amer « d’avoir été volé.e.s du résultat de cette élection »?

N’est-il pas, tout compte fait, plus intéressant, et plus utile, d’être un groupe d’opposition posant ses critiques, ses propositions et ses exigences que d’avoir un.e Premier.e Ministre (et des ministres) empêtré.e.s dans compromis et compromissions.

L’urgence est-elle de composer un gouvernement pour exercer le pouvoir ou de construire les conditions pour que le peuple soit en mesure et en capacité d’exercer lui-même son pouvoir ? Ce qui pourrait commencer à se faire, par exemple, en mettant en place et en faisant vivre des « assemblées locales du Nouveau Front Populaire », parce que « Le Nouveau Front populaire ne vivra que s’il associe largement à la base citoyen•nes, militant•es associatifs, syndicalistes, politiques de tout le territoire afin de poser les bases d’un fonctionnement démocratique« , comme dit un appel signé par nombre d’entre nous en juin (1)

Combiner un mouvement social à une unité populaire électorale, voilà les éléments structurant un Front Populaire Écologique indispensable pour ramener un espoir dans un pays tétanisé par les guerres et l’exploitation.

Plus que jamais, nous devons apprendre à construire collectivement le pouvoir populaire, l’autogestion et l’entraide. Nous avons besoin de construire un projet de société fondé sur la Seconde Commune écologique et sociale.

Plus que jamais, nous avons besoin d’une société d’entraide qui répare la Nature et en finisse avec les rapports d’exploitation et de domination.

Plus que jamais nous avons besoin de maintenir (ou de recréer ?) cet espoir né en juin, de le faire vivre et fructifier. Transformer l’amertume qui a pu naitre de la déception, qui a pu faire dire, certainement à juste raison, que « voter ne servait à rien », en sentiments positifs, en volonté collective de changements profonds, de transformation radicale des sociétés dans lesquelles nous vivons et agissons.

C’est à ce vaste chantier que PEPS s’attaque. C’est l’objet de notre Congrès, du 27 au 29 septembre à BURLATS (près de Castres)

Un thème central pour cadrer notre réflexion et les actions et expérimentations à mettre en place: « La Seconde Commune », à la fois but à atteindre et chemin à défricher et à parcourir

Voici ce que nous en disons dans un de nos textes préparatoires ; « Nous ne prétendons pas par ce Manifeste proposer un modèle de société clés en main. Nous savons très bien que les contradictions inhérentes à toute société humaine, que l’évolution des technologies, des mentalités continueront à jouer leur rôle. Il n’y a pas de société idéale parce que celle-ci dépend des rapports de forces instaurés par des mouvements sociaux. Nous voulons montrer un chemin, qu’il est possible de tracer les contours d’une démocratie écologiste. Notre projet de société est donc un chantier que nous ouvrons et qui ne se refermera pas car il est à redéfinir en permanence.

Ouvrons des portes sur le futur sans prétendre enfermer celui-ci dans une vision totalitaire »

Nous ne mésestimons pas ici la nécessité de mettre en œuvre les mesures proposées par le NFP, auxquelles nous pourrions ajouter les 10 propositions qui seront actées à Burlats.

Mais, tracer des perspectives pour une société autre, où la crise climatique ne serait plus qu’un lointain « mauvais souvenir », tout comme le racisme, l’exploitation sociale et toutes formes de domination ou d’exploitation, ça a de la gueule, non ?

N’oublions pas que :

Les utopies d’aujourd’hui seront les réalités de demain

Le congrès de PEPS les 27, 28 et 29 septembre 2024 : retour à Burlats

Le Congrès aura lieu les vendredi 27, samedi 28 et dimanche 29 septembre 2024 au Moulin des Sittelles, 9 place des Tisserands 81100 BURLATS.

Ce sera un retour aux sources puisque que c’est là que PEPS a été fondé en août 2019.
A l’heure d’une crise politique majeure, alors qu’il est décisif de renforcer et de construire le Nouveau Front Populaire et toutes formes de résistance, pour lutter contre la Macronie au pouvoir et l’extrême droite qui menace, à l’heure du génocide de Gaza, de la guerre en Ukraine et de la crise climatique, il nous semble indispensable de nous regrouper pour porter un projet de rupture radicale avec un capitalisme en crise. Issus des Gilets Jaunes , de l’écologie politique et de la tradition autogestionnaire, ce qui nous lie aujourd’hui ce sont des pratiques susceptibles de nourrir positivement l’ensemble de la gauche et de l’écologie sociale, radicale. Nous défendons un horizon, celui de l’écologie de libération et du communalisme débarrassé des oppressions et de l’exploitation capitaliste et du productivisme.
Bienvenu pour enrichir nos réflexions.

Formulaire d’inscription:

https://framaforms.org/congres-peps-2024-inscription-1724075053

Programme du congrès
Vendredi 27 septembre 2024 
Accueil convivial à partir de 15h
Préparation des groupes thématiques « Seconde Commune »
 Soirée publique : présentation par Ritchy Thibault de son ouvrage « Arrachons une vie meilleure »  
Projection du film il suffira d’un gilet d’Aurélien Blondeau, sur le mouvement des Gilets jaunes dont Peps est issu, en présence du réalisateur  

Samedi 28 septembre 2024 
Matin
9h – 10h15 Présentation bilan à deux voix (Occitanie et Ile de France) des fondateurs et fondatrices de PEPS 
Présentation des réseaux : démocratie alimentaire, écosyndicalisme, PEPS jeune, PEPS culture, PEPS Internationalisme.
Questions/Réponses
10h45-11h Point sur la situation politique 
11h – 12h30 : Seconde commune  Présentation du texte et des groupes thématiques
 
 Après midi
14h – 16h :  Les propositions et/ou mesures Seconde Commune
16h30 – 18h30 : Structuration géographique et démocratique de PEPS
 
Soirée 
Table ronde :
Ecologie et intersectionnalité-
L’importance de la lutte antivalidisme dans la lutte contre le fascisme et le dérèglement climatique        – Écoféminisme et LGBTQIA+        
– Antiracisme et écologie, nécessité de la décolonisation 
Film débat autour du film Alliances Terrestres, qui retrace l’histoire de la lutte contre l’A69, en présence de la réalisatrice et des militantEs du collectif  » La voie est libre »

 Dimanche 29 septembre 2024
9h -12h Congrès public : 
1) Statut PEPS
2) Seconde commune
3) Mandats
4) Validations d’autres textes
 
13h – 14h : Temps PEPS Occitanie  

Le Comité d’animation PEPS s’inscrit résolument dans le champ de l’antivalidisme et donc appelle à l’autodéfense sanitaire afin de protéger nos camarades les plus fragiles des virus comme le Covid.