8 mars 2026 : journée internationale de lutte pour les droits des femmes

appel complet ici

A l’heure des guerres génocidaires, des coups d’État, des impérialismes démultipliés, de l’Iran à l’Afghanistan, de la Palestine au Soudan en passant par le Rojava, le Venezuela et l’Ukraine, nous serons en grève en solidarité avec nos sœurs du monde entier.

Nous affirmons notre solidarité avec nos sœurs d’ Amérique latine, d’Iran, du Groenland, sous menace d’une intervention impérialiste directe par les Etats-Unis de Trump. De l’Amérique latine et du Sud au continent africain, les luttes écoféministes articulent droits des femmes, autodétermination des peuples et défense du vivant. Elles s’opposent aux logiques impérialistes, coloniales et néolibérales qui sacrifient les territoires et les populations au profit des multinationales minières, pétrolières, agricoles et financières.

En solidarité avec celles qui font face aux régimes fascisants, réactionnaires, théocratiques, colonialistes et impérialistes; avec celles qui endurent les génocides, les conflits armés, les bombardements massifs, et viols de guerre, les mutilations sexuelles, les mariages forcés, celles confrontées à l’exode et aux politiques migratoires racistes, celles qui subissent la crise climatique – 80 % des populations déplacées pour des raisons climatiques sont des femmes -, l’insécurité alimentaire et l’exploitation des multinationales; avec toutes celles qui se défendent farouchement pour recouvrer ou obtenir leur liberté et leurs droits.

Occupation du Ministère de l’agriculture : la colère des paysan·nes des DROM et de l’hexagone criminalisée par le gouvernement

communiqué de presse
La Confédération Paysanne , Bagnolet, le 14 janvier 2026


Plus de 150 paysan·nes de la Confédération Paysanne venu·es de toute la France, dont une importante délégation des Drom, ont envahi cet après-midi le Ministère de l’agriculture pour l’occuper. Selon la police, 52 paysan·nes ont été interpellés, dont les trois porte-parole nationaux. Le président de la chambre d’agriculture de Guyane en ferait aussi partie. Plus de 10 garde-à-vue ont déjà été prononcées.
Encore une fois, les manifestant·es ont été nassé·es par les forces de l’ordre, dont la BravM

  • A plusieurs reprises, les journalistes ont été empêchés de filmer cette manifestation pacifique organisée par la Confédération paysanne, un syndicat agricole représentatif !
    A pied, et sans aucune violence, les paysan·nes ont pénétré dans le hall de la DGPE, déroulé des banderoles à l’intérieur et sur toutes les grilles du bâtiment pour exiger « la décolonisation » de l’agriculture de ces lobbys. Le mépris du gouvernement envers le monde paysan est constant. Les déclarations hier du Premier ministre comme de la Ministre de l’agriculture en sont une nouvelle illustration. Ce mépris concerne aussi et de façon exacerbée les paysan·nes des départements, territoires et régions d’outre-mer, trop souvent mis à part, sans prise en compte des spécificités de leurs territoires.
    La colère qui s’exprime depuis des semaines dans l’hexagone, sur la gestion de la crise de la DNC et l’accord UE-Mercosur, fait écho aux difficultés que rencontrent les paysan·nes des Drom. Cette action d’occupation des locaux du Ministère vise à dénoncer cette situation.
  • Les paysan·nes des DROM subissent depuis des décennies une posture condescendante et néocoloniale de la part de l’Etat français. En première ligne des accords de libre-échange, les territoires des DROM subissent les nombreuses importations déloyales en provenance de pays aux conditions sociales et environnementales de production largement moins-disantes. La signature de l’accord de libre-échange UE-Mercosur sera une nouvelle atteinte grave à notre souveraineté alimentaire.
    L’injuste répartition du POSEI est l’illustration de la volonté assumée de nos gouvernants de privilégier les intérêts des plus puissants, des dominants et de l’agro-industrie au détriment des populations et de la souveraineté alimentaire.
    C’est pourquoi nous demandons en urgence la refonte des aides du POSEI programme d’options spécifiques à l’éloignement et à l’insularité. Elles doivent être rendues accessibles à toutes et tous, en particulier pour les producteur·rices de la souveraineté alimentaire locale. Ces aides POSEI doivent être plafonnées et redistribuées équitablement pour lutter contre la concentration des aides dans les mains de quelques grands groupes agroindustriels et familles. Il faut mettre fin aux rentes d’une poignée d’acteurs, notamment dans les filières banane et canne-sucre-rhum. L’augmentation significative dès 2026 des enveloppes agricoles pour la Guyane et Mayotte, à la hauteur des besoins en développement agricole de ces territoires, est aussi urgente.

Contacts :

  • Emilie Deligny, secrétaire générale : 06 36 58 17 26
  • Nina Lejeune, secrétaire nationale : 06 45 91 14 38
  • Caroline Nugues, chargée de communication : 06 95 29 80 7

TRIBUNE : Appel à soutenir, amplifier et prolonger la mobilisation du 10 septembre.

Appel publié dans REGARDS : De nombreuses personnalités issues ou membres de nombreuses organisations signent un appel en faveur d’une large mobilisation nationale et d’actions coordonnées sur le territoire.

https://regards.fr/tribune-appel-a-soutenir-amplifier-et-prolonger-la-mobilisation-du-10-septembre/
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Alerte ! Le Handala arraisonné !

Communiqué Le Bureau National de l’AFPS, le 28 juillet 2025

Dans la nuit de samedi 26 juillet, dans les eaux internationales, à 115 km de Gaza, l’armée israélienne a intercepté le Handala, le bateau de La Flottille de la liberté pour Gaza qui se dirigeait vers l’enclave palestinienne. L’armée israélienne est montée à bord du bateau pour interpeller les 21 passagers et membres d’équipage.

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Appel intersyndical UKRAINE : Pour une paix juste et durable ! Solidarité avec la résistance des travailleuses et travailleurs d’Ukraine !

Appel intersyndical,

Appel intersyndical,  février 2025

Trois longues années de guerre et de destructions à moins de 1200 km de Paris !

Depuis trois ans, l’intolérable agression de Poutine contre l’Ukraine sème la mort, la désolation et la destruction. Plus de 10 millions d’ukrainiennes et ukrainiens, un quart de la population, se trouvent sur les chemins de l’exil dont un tiers de déplacés intérieurs et deux tiers de personnes qui ont trouvé refuge à l’extérieur du pays, principalement au sein de l’UE. L’immense majorité de ces réfugiés est originaire des régions de l’Est de l’Ukraine, ce qui démontre l’ineptie de la propagande poutinienne qui faisait passer les populations de ces régions comme attendant d’être libérées par l’armée russe. Les habitants des régions sous occupation qui n’ont pas pu partir sont soumis à une intense politique assimilationniste, sommés de prendre des passeports russes. Pour rappel, c’est depuis 2014 que l’Ukraine subit les affres de l’annexion d’une partie de son territoire.

Les forces russes continuent les attaques sans discernement en ciblant les infrastructures civiles. La capacité de production électrique ukrainienne est réduite de moitié, la Russie occupe la centrale nucléaire de Zaporijia en instrumentalisant le risque de provoquer un accident nucléaire majeur.

La guerre impacte fortement les enfants et hypothèque leur avenir : destruction des écoles, cours suspendus à chaque alarme de bombardement, vol et déportation de près de 20 000 enfants d’Ukraine en Russie.

Solidarité syndicale française

Cela fait trois ans que la résistance de la population ukrainienne, celle en particulier de nos camarades syndicalistes, est soutenue avec résolution et détermination par la famille syndicale internationale.

En France la CFDT, la CGT, FO, la CFE-CGC, la CFTC, l’UNSA, Solidaires et la FSU ont constitué une intersyndicale dès les premiers jours du mois de mars 2022.

En juin 2022, le premier convoi partait pour l’Ukraine pour acheminer des biens de première nécessité et remettre aux confédérations syndicales ukrainiennes, la FPU et la KVPU, deux camionnettes utilitaires neuves que les organisations syndicales ukrainiennes utilisent pour distribuer l’aide humanitaire aux travailleuses et travailleurs et aux populations civiles, à proximité de la ligne de front.

En janvier 2023, un second convoi de deux poids lourds acheminait vers l’Ukraine plus d’une centaine de palettes de matériels divers (machines à laver industrielles, matériel de chauffage, générateurs électriques, matériel de soin et d’hygiène, biens de première nécessité).

Un troisième convoi a rejoint l’Ukraine début juillet 2024 acheminant le matériel électrogène qui doit permettre de mieux faire face aux destructions d’infrastructures civiles. Ce convoi comprenait des convertisseurs, des accumulateurs, des groupes électrogènes et des générateurs.

Les organisations syndicales françaises poursuivront ces efforts aussi longtemps que durera l’agression impérialiste russe contre l’Ukraine.

Le soutien des syndicats français ne s’arrête pas à l’organisation d’aide humanitaire. Nous sommes solidaires avec les confédérations syndicales ukrainiennes FPU et KVPU qui s’opposent à l’adoption d’un code de travail ultralibéral et contraire aux engagements européens et internationaux du pays en matière des droits sociaux et des libertés syndicales. Ensemble nous luttons pour construire un présent et un avenir où les droits des travailleurs ne soient pas sacrifiés sur l’autel de la guerre, mais deviennent un pilier essentiel de la reconstruction.

Quelle paix en Ukraine ?

Pendant que les gouvernants russes et américains agitent les nationalismes et développent leurs stratégies, les populations ukrainiennes et russes subissent les destructions de la guerre.

Le peuple Ukrainien, attaqué sur son sol par la Russie, est le premier à vouloir ardemment la paix. Mais elle ne peut pas lui être imposée de l’extérieur, en validant l’agression militaire et l’occupation de leur pays. Rien ne doit se discuter et se faire sans les Ukrainiens. Du sort de l’Ukraine dépend aussi celui de l’Europe qui ne peut donc être écartée des discussions. Concernant l’application du droit international l’ONU doit aussi faire partie des négociations. Une paix durable ne peut résulter d’un Yalta entre les États Unis et la Russie sans les premiers concernés et au mépris du droit international. L’intersyndicale demande l’organisation d’une conférence de paix sous l’égide de l’ONU associant toutes les parties prenantes du conflit en cours.

L’intersyndicale appelle à un processus de paix qui fasse immédiatement cesser les combats et qui permette le retour des réfugiés chez eux ; un processus de paix qui s’inscrit dans le respect du droit international et non dans le droit du plus fort.

L’intersyndicale appelle également à empêcher le pillage des ressources minières ou agricoles ukrainiennes pour qu’elles restent la propriété du peuple ukrainien et lui permettent d’assurer son développement futur.

L’intersyndicale française de solidarité avec l’Ukraine appelle à participer aux initiatives unitaires organisées en France, notamment à la marche pour l’Ukraine, le dimanche 23 février 2025 à Paris au départ de la place de la République à 14 heures.

Solidarité avec l’Ukraine qui résiste !
Solidarité avec les
travailleuses et travailleurs d’Ukraine ! Non à la guerre de Poutine ! Troupes russes hors d’Ukraine ! Libertés en Russie et au Belarus !
Pour
la construction d’une paix juste et durable en Ukraine !

Kanaky / Nouvelle-Calédonie : pour la libération des prisonniers et prisonnières de la CCAT et de tous les emprisonné∙es !

Un très large ensemble de collectifs, de personnalités, d’universitaires et d’élu·es, en solidarité avec le peuple Kanak, prend position pour la libération immédiate des militants arrêtés et affirme que « l’État français est directement responsable de la situation actuelle en Kanaky / Nouvelle-Calédonie ». kanaky-nouvelle-caledonie

L’État français est directement responsable de la situation actuelle en Kanaky / Nouvelle-Calédonie. Aujourd’hui les droits et libertés du peuple Kanak sont à un tournant historique. 

https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/080824/kanaky-nouvelle-caledonie-liberation-des-prisonniers-et-prisonnieres-de-la-ccat-et-de

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Lutte contre l’A69,le bilan de plus d’un an de répression

communiqué de presse
ARA Coordination Anti Répression A69, 28 juillet 2024

A69 : Quand l’Etat Policier se substitue à l’Etat de droit

Des centaines de gardes à vue, 60 procès, 130 personnes poursuivies, 7 personnes en détention, 44 personnes sous contrôle judiciaire et un total de 27 privations de territoire : c’est le bilan chiffré de la répression sur l’A69 depuis le début des travaux, en février 2023.

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Face aux néo-fascistes, organisons la résistance !

Cette fois, nous avons basculé dans la crise de régime. Le 7 juillet au soir, le risque de voir le R Haine au pouvoir sera peut-être devenu une réalité. Les résultats du premier tour sont sans appel. Avec 33 %, et déjà 39 députés élus dès le premier tour, il est le grand vainqueur de la dissolution décidée par Macron.

Celui-ci est déjà hors-jeu. Ses troupes sont réduites au minimum et divisées. Il aura précipité l’accession des néo fascistes au pouvoir. Il devra en rendre compte, et nous devrons tout faire pour que sa démission advienne dans les mois qui viennent.

La période qui s’ouvre nous fait basculer dans l’inconnu. L’arrivée possible du RN au pouvoir est un fait politique que nous n’avons jamais connu. Pétain n’est pas une référence, il venait au pouvoir après une défaire face à l’Allemagne nazie. C’est la première fois qu‘en France un pouvoir néo-fasciste arrive à la suite d’une élection légitimée par plus de 10 millions de voix. Nous devons avoir beaucoup d’humilité face à ce phénomène sans reprendre de vieilles recettes, le comprendre, l’analyser pour le combattre.

La fin du macronisme et du bloc central laisse une extrême droite renforcée face à une gauche unie autour d’un programme de rupture. Ce programme, même insuffisant, doit permettre de constituer un bloc d’unité populaire répondant aux aspirations et aux besoins des classes populaires. Mais disons-le clairement, le compte n’y est pas. Bardella peut se pavaner car le Front Populaire n’a pas réussi son pari pour plusieurs raisons :

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