l’éditorial de PEPS – 26 novembre 2025 – lire
Depuis le début de l’année et plus encore depuis une dizaine de jours, tout et n’importe quoi se dit au nom de la lutte contre le trafic de stupéfiants.
A la suite de l’horrible assassinat de Mehdi Kessaci à Marseille, un acte brutal et sanglant qui viserait à intimider son grand frère Amine, militant écologiste déterminé dans son combat contre les réseaux criminels, la France se retrouve une fois de plus confrontée à la question du trafic de stupéfiants et de ses conséquences. Dans une tribune poignante publiée ce 19 novembre dans Le Monde, Amine Kessaci y déclarait : « Non, je ne me tairai pas. Je dirai et répéterai que mon frère Mehdi est mort pour rien. Je dirai la violence du narcotrafic. » Ce n’est pas simplement une dénonciation d’un énième crime isolé, mais un cri d’alarme face à une réalité bien plus vaste, un cri qui vient de loin.
Ne l’oublions pas, Amine Kessaci s’est engagé à la suite de l’assassinat de Brahim, son frère ainé, sauvagement tué et brûlé dans une voiture, dans des conditions qui rappellent la violence des cartels de gangsters. Amine milite pour une réforme radicale du système en place depuis des décennies. Il n’est pas seulement “anti-narcotrafic”, il est d’abord pro-légalisation.
En effet, il plaide pour une légalisation encadrée du cannabis (comme le propose le rapport du CESE, publié en janvier 2024), une régulation qui permettrait de réduire les profits colossaux des organisations criminelles, dominant aujourd’hui, ce marché illicite florissant.
Loin des clichés sur la “Guerre à la drogue” (le fameux slogan de Richard Nixon) et de la rhétorique simpliste autour du terme “narco-Etat”, PEPS (Pour une Ecologie Populaire et Sociale) et d’autres partenaires politiques et associatifs appellent à une véritable reforme de la politique en matière de drogues, avec la volonté de reprendre le contrôle face à un phénomène que la répression seule a échoué à juguler. Car ajouter la guerre à la guerre ne diminuera jamais le nombre de victimes !
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