communiqué 1/12/2020 coordination StopLoiSécuritéGlobale

Communiqué de la coordination StopLoiSécuritéGlobale
La cacophonie la plus complète règne au sein du gouvernement et de la majorité parlementaire après l’annonce, ce lundi 30 novembre, de la réécriture intégrale de l’article 24 de la proposition de loi Sécurité globale. Pour faire bonne figure aux yeux de l’opinion après le succès sans précédent des mobilisations populaires du 28 novembre, le gouvernement et la majorité parlementaire tentent d’éteindre le feu qu’ils ont eux-mêmes allumé.
Ils essaient de sortir l’article 24 de la proposition de loi Sécurité globale… pour mieux inclure ses dispositions dans l’article 25 de la loi sur le séparatisme. Et les articles 21 et 22 sont toujours là, visant l’instauration d’outils de surveillance de masse. L’utilisation des drones avec caméras (article 22) menace la liberté d’expression et de manifestation et rend illusoire la protection des sources des journalistes et lanceur·ses d’alerte.

Ces dispositions liberticides, ainsi que celles du schéma national du maintien de l’ordre, représentent une menace pour le droit d’informer et d’être informé et doivent disparaître. Il appartient au président de la République, garant des libertés publiques, de procéder à leur retrait. Par conséquent, la coordination, dans toutes ses composantes, demande à être reçue par Emmanuel Macron.

La coordination #StopLoiSécuritéGlobale condamne les violences policières lors de la journée de mobilisation du 28 novembre et l’agression d’une dizaine de reporters par les forces de l’ordre.
Des rassemblements ou manifestations sont déjà prévus dans de nombreuses villes cette semaine, souvent en convergence avec les actions menées dans le cadre de la journée nationale contre le chômage et la précarité. Violences sociales, répression et violences policières, dont l’invisibilisation serait facilitée par ce projet de loi, font partie d’une même politique d’injustices visant certaines populations.
C’est pourquoi, tant qu’il n’y aura pas retrait réel des articles 21, 22, 24 de la proposition de loi Sécurité globale et du schéma national du maintien de l’ordre, les actions se multiplieront. La coordination #StopLoiSécuritéGlobale donne rendez-vous, à Paris, et partout ailleurs le même jour, Samedi 5 Décembre 2020.
La coordination #StopLoiSécuritéGlobale fédère des syndicats, sociétés, collectifs, associations de journalistes et de réalisateur-ices, confédérations syndicales, associations, organisations de défense de droits humains, comités de familles de victimes de violences policières, de collectifs de quartiers populaires, d’exilé-es, de blessés et de Gilets jaunes.

Paris, le 1er décembre 2020.

2 réflexions sur « communiqué 1/12/2020 coordination StopLoiSécuritéGlobale »

  1. NOUS DEVONS EXIGER LE RETRAIT DE CETTE PROPOSITION DE LOI LIBERTICIDE. Un des problèmes cruciaux qu’elle comporte, c’est de rendre possible l’exercice de la force publique pour assurer la sûreté publique en habilitant des entreprises privées, ce qui ajouteraient potentiellement (sous réserve d’habilitation) + 165 000 vigiles, à moins que soient créées à moyens terme des agences privées qui elles-mêmes seraient chargés d’assurer la sécurité des citoyens… mais avec quel mandat ? Quels contrôles ? Quelle obligation de rendre compte ? Devant qui ? En perspective, d’autres affaires Benalla, ou moins car nous n’aurons plus les images…

  2. Retrait de cette loi, évidemment, mais aussi retrait du gouvernement, du président Macron, et des députés: nouvelles élections anticipé législatives et présidentielle, avant que la France sombre dans un non-retour.
    Qui peut encore faire confiance à ces institutions qui envoient la police au casse pipe, et les français dans la pauvreté?
    16 % ont voté Macron au second tour: 14 % pour barrer la route à Le Pen, et 2 % qui sont les plus fortunés et les plus intéressés par cette politique du pire (La rémunération coûte que coûte du capital, avec l’optimisation des gains en ligne de mire.
    La dictature qui ne dit pas, ou presque plus son nom tourne à la tyrannie!

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