Pas de répit pour les « délinquants solidaires »

communiqué de presse – Collectif Délinquants Solidaires

Pas de répit pour les « délinquants solidaires » : 6 audiences à venir

Paris, le 28 mai 2018

Le 23 avril 2018, au lendemain de l’adoption par l’assemblée nationale du projet de loi « pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie » le gouvernement se félicitait de l’assouplissement des poursuites pour aide à l’entrée, à la circulation ou au séjour irrégulier issu de l’adoption à la dernière minute d’un amendement, laissant ainsi croire qu’il aurait mis fin au délit de solidarité.

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Chambéry: une Assemblée générale des luttes contre la casse sociale !

Le gouvernement Macron a engagé une vaste offensive pour imposer en France le modèle néo-libéral anglo-saxon. Casse du code du travail, destruction des services publics, asphyxie des collectivités territoriales, des hôpitaux et des EHPAD, remise en cause du bac et introduction de la sélection à l’Université, casse de la SNCF, dégradation de tous les statuts, loi asile et immigration, augmentation de la CSG des retraités : depuis un an, Macron multiplie les attaques contre les conquis sociaux des classes moyennes et populaires et annonce chaque jour de nouvelles mesures désastreuses, comme la suppression d’un jour férié ou une nouvelle réforme destructrice des retraites. Lire la suite

NDLandes : 7 avril 2018, lettre au premier ministre

Nouvelle lettre des avocats des habitant.e.s au premier ministre : « La ZAD n’est toujours pas expulsable »  https://zad.nadir.org/spip.php?article5325

Par une nouvelle lettre ouverte adressée ce jour au Premier Ministre, les avocats d’habitants de la ZAD de NDDL dénoncent, outre le silence qui a été opposé à leur courrier du 21 mars dernier, la position et la stratégie du gouvernement qui ont été récemment révélées s’agissant de l’expulsion imminente des lieux d’habitation.

Le gouvernement, qui refuse de se « lancer dans un débat juridique » a en effet concédé que des ordonnances sur requête avaient été rendues, i.e. sans contradictoire au motif fallacieux que les habitants de la ZAD ne seraient pas identifiables. Les avocats ont informé le gouvernement qu’ils introduiraient des recours pour faire constater l’illégalité des expulsions et condamner l’Etat pour voie de fait. Lire la suite

Poème contre les bombardements turcs sur la ville Kurde d’Afrin

Malgré la Méditerranée qui nous sépare, j’entends.

Malgré la Méditerranée qui nous sépare, j’entends.
Malgré le vent d’Ouest et la pluie battante, j’entends.
Malgré l’écho de tous mes acouphènes, j’entends.
J’entends les pleurs sous les obus.
J’entends les cris des enfants effrayés.
J’entends les familles resserrées dans les caves.
J’entends les femmes héroïques, rebelles.
J’entends leurs frères courageux, dents serrées.
J’entends malgré le silence oppressant, les chars.
J’entends malgré la honte de nos médias, les tirs.
J’entends malgré l’argent des ventes d’armes, j’entends.
Un peuple a gagné son droit de vivre en paix.
Un peuple a lutté pour nous tous, à Kobané.
Un peuple s’est si fort honoré qu’aujourd’hui je l’entends.
J’entends les souffrances du peuple kurde bombardé.

Fabrice Selingant

https://www.facebook.com/selingantfabrice/

Chasse à courre à Pôle Emploi !

Dédé, (membre MNCP Mulhouse), nous offre ce conte de Noël, pour celles et ceux qui ne se tiendraient pas au courant de l’actualité,

« Je m’en vais vous conter une petite anecdote qui est arrivée à un chômeur privé d’emploi toucheur de subventions en pleine villégiature dans les bois de Bonneuil-En-Valois… (lire la suite ici)

 

 

Solidarité avec les migrant.e.s. Ouvrez les frontières !

Gare SNCF de Menton-Garavan, Samedi 16 décembre 2017, 14h   lire l’appel

et aussi

  • parce que cette région est devenue le symbole des solidarités qui existent sur tout le territoire avec les migrant-e-s, et qu’elle est aussi devenue, après Calais, le symbole de la répression contre ce mouvement et les personnes solidaires ;
  • pour dire « ça suffit ! », pour mettre fin à l’acharnement contre les migrant-e-s et aux discours et politiques racistes et sécuritaires qui gangrènent toute notre société.

ainsi, cette semaine: une membre d’Amnesty International France et de l’Anafé injustement poursuivie pour « délit de solidarité »  lire sur http://www.anafe.org/spip.php?article445 . Elle sera jugée à Nice, lundi 8 janvier 2018. Il lui est reproché d’avoir « facilité l’entrée de deux mineurs étrangers en situation irrégulière ». Elle risque jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende ! Amnesty International France (AIF) et l’Anafé (Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers) font part de leur vive préoccupation quant aux poursuites engagées à l’encontre de l’une de leurs militantes du fait de son travail d’accompagnement juridique auprès de deux mineurs étrangers isolés, illégalement renvoyés en Italie depuis la France. http://www.anafe.org/spip.php?article445 .

 

Frontières : contre le rejet et la répression, pour la libre circulation

Communiqué du Syndicat de la Magistrature. télécharger

(motion adoptée à l’unanimité, au 51è Congrès du Syndicat de la magistrature, à Nice, le 26 novembre 2017)

 

La frontière n’a pas disparu : si les citoyens occidentaux peuvent l’ignorer, et si elle est perméable

aux flux financiers et aux biens de consommation, elle oppose toute sa brutalité aux autres et se diffuse sur tout le territoire préfigurant pour tous un régime de police. Lire la suite

Jean Ortiz : La démocratie en danger en Espagne

Menacée non par les « indépendantistes » catalans, mais par le comportement brutal, répressif, néo-franquiste, du Parti populaire.
Nous devons condamner avec la plus grande énergie, et colère, le véritable coup d’Etat de Rajoy en Catalogne. Des sièges officiels de la Generalitat, de partis politiques « indépendantistes » ont été perquisitionnés, des documents et du matériel électoral saisis, des responsables politiques arrêtés. Cela nous ramène aux heures noires du franquisme. Lire la suite

Non à cette loi Bleue Marine

Qu’avons-nous fait pour mériter cela ?

La loi instaurant l’état d’urgence date du 31 mars 1955 et a été votée pour lutter contre le soulèvement du peuple algérien et ceux qui le soutenaient.

Elle a aussi été votée pour éviter de recourir à l’état de siège qui ne s’appliquait qu’en cas de guerre et le pouvoir refusait de qualifier ces « évènements » de guerre.

A l’époque, le député socialiste, oui socialiste, Francis Vals, rejette cette loi qui « remplace la dictature militaire par la dictature policière ».

Cette loi exceptionnelle pour circonstances exceptionnelles restreint dangereusement les libertés des citoyens. Elle est fondée sur le soupçon, elle fait de nous tous des suspects.

Aujourd’hui, le gouvernement d’union de la droite et de la droite se propose de rendre permanentes les dispositions de cette loi liberticide.

On ne défend pas la démocratie en la réprimant.

On ne protège pas les citoyens en les soupçonnant.

Nous n’accepterons pas cette loi bleue marine !

Réfugiés : le gouvernement choisit la répression

Cette France n’est pas la nôtre.

De Nice à Calais, la réponse du gouvernement à la venue de réfugiés est la répression.

Cette politique réactionnaire, dénoncée et condamnée par les associations et le Défenseur des Droits Jacques Toubon, est la preuve que ce gouvernement d’amateurs a peut-être la vision d’une économie ouverte à tous les vents mauvais du libéralisme mais n’a aucun sens de ce qu’est une politique. Surtout, sur ce point, ils se cramponnent à l’idée fausse que les réfugiés viennent ici alors qu’ils ne font que fuir là-bas.

Ce flux ne s’arrêtera que lorsque les conditions de misère, de guerre, d’exploitation, de violence, de famine, de dictature, de sécheresse, d’injustice…cesseront.

En attendant, ce qui doit cesser, c’est la maltraitance infligée à ces réfugiés, fragiles, démunis. Nous exigeons que la France, la nôtre, soit terre d’accueil et de soutien aux plus malheureux et que le Ministère de l’Intérieur ne se contente pas d’être le Ministère de la Police.

De Calais à Nice, du Nord au Sud, nous proclamons que les déshérités du monde sont ici chez eux !