Poème contre les bombardements turcs sur la ville Kurde d’Afrin

Malgré la Méditerranée qui nous sépare, j’entends.

Malgré la Méditerranée qui nous sépare, j’entends.
Malgré le vent d’Ouest et la pluie battante, j’entends.
Malgré l’écho de tous mes acouphènes, j’entends.
J’entends les pleurs sous les obus.
J’entends les cris des enfants effrayés.
J’entends les familles resserrées dans les caves.
J’entends les femmes héroïques, rebelles.
J’entends leurs frères courageux, dents serrées.
J’entends malgré le silence oppressant, les chars.
J’entends malgré la honte de nos médias, les tirs.
J’entends malgré l’argent des ventes d’armes, j’entends.
Un peuple a gagné son droit de vivre en paix.
Un peuple a lutté pour nous tous, à Kobané.
Un peuple s’est si fort honoré qu’aujourd’hui je l’entends.
J’entends les souffrances du peuple kurde bombardé.

Fabrice Selingant

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