Répondre à : Faut-il continuer NRVV ?

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#2204
Rossignol Claude
Invité

Mon point de vue est qu’il faut mettre en regard le travail demandé aux militantEs pour éditer chaque numéro de NRVV (y ajouter le coût), et le nombre d’abonnéEs au canard (moins de 70 en France)…
En guise de rappel, un petit texte écrit pour alimenter la réflexion au cours de la rencontre nationale de début février 2017. Pas pris une ride !

Mais que veulent-ils donc, ces schtroumpfs ?

Les Schtroumpfs rouge et vert vivaient heureux, dans le meilleur des mondes possibles, un monde où l’autogestion est à la fois le but et le chemin.
Ils disposaient d’une parole libre, de listes internet pour échanger, ce qui rendait leur vie délicieuse.
Et ils péroraient à longueur de mail sur des questions théoriques d’une importance capitale, comme celle de savoir si quelque chose pouvait encore être sauvé de la doctrine marxiste, ou si la prise de pouvoir politique devait être antérieure à l’expérimentation de nouvelles formes d’organisation sociale. Bref, que du lourd !
Pour ce qui était de leur quotidien, ils étaient administrés par trois tiers de dieux, ils n’avaient donc pas à s’en préoccuper. Le trio infernal se chargeait d’organiser des réunions nationales, de rencontrer les partenaires politiques, de rédiger des communiqués, d’éditer un journal, de gérer en bons pères de familles les finances de la collectivité, de leur rappeler (au moins 5 ou 6 fois) que leur « cotisation » restait à régler, de mettre en œuvre les calendriers définis « démocratiquement ». Et de bien d’autres tâches obscures qu’il serait fastidieux d’énumérer. Après un énième rappel, parfois les tiers de dieux se fâchaient ou bien seulement faisaient-ils semblant ?

Les dieux (fussent-ils des tiers de dieux) se lassent aussi. Un beau jour les Schtroumpfs rouge et vert constatèrent la disparition du trio.
Qu’à cela ne tienne : il fallait désigner de nouvelles fractions de dieux ! Et pour que la charge parût plus attirante, ils s’adjoignirent deux couleurs supplémentaires, le noir et le violet.
Et ils repartirent dans leur jeu favori, le débat, sans vérifier que les supposés demi ou quart de dieux intérimaires fussent en place. L’important dans l’actualité du moment, c’était bien de s’interroger sur la pertinence d’une alliance entre Jadot, Mélanchon et Hamon ! Là encore, que du lourd !
Et surtout qu’on ne vienne pas leur casser les oreilles avec le coût du journal ni avec des questions triviales comme qui s’occupe d’en alimenter les colonnes ou d’effectuer les envois postaux aux abonnéEs ! Au bout de la cinquième relance, ils répondraient sans doute qu’ils comptaient bien se réabonner, même si la « ligne éditoriale » n’était pas vraiment limpide, peut-être même à la limite du « populisme » (agh ! le vilain mot !). D’ailleurs, comment se fait-il qu’on reçoive le journal avec tant de retard, hein ?
Bref, les Schtroumpfs noir, rouge, vert et violet avaient retrouvé leurs marques dans le meilleur des mondes possibles …
Candida Rouet