6 aout 1945, 9 aout 1945 : on avait juré « plus jamais ça »

A l’occasion du quatre-vingtième anniversaire du bombardement d’Hiroshima et de Nagasaki les 6 et 9 août 1945 sur l’ordre de Harry S. Truman, rappelons-nous qu’en quelques fractions de secondes plus de 200 000 personnes ont été tuées sans compter les « Hibakusha » victimes des bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki et l’effet de la radioactivité sur le vivant pendant des millions d’années.

Pour Alternatives et Autogestion, la question du nucléaire civil et militaire doit être traitée globalement car il n’y pas de nucléaire civil sans nucléaire militaire et inversement. cf document

La France ne s’est pas prononcée sur le Traité sur l’interdiction des Armes Nucléaires (voir le communiqué de l’ICAN)

Toutes ces questions relèvent du débat démocratique. C’est pourquoi pour Alternatives et Autogestion, la question du nucléaire, de la défense, de l’armement ou du désarmement, devrait être soumise au peuple qui après large débat démocratique rend son avis au cours d’un référendum d’initiative citoyenne.

Extraits des communiqués d’ICAN:

À l’approche des 80ᵉ commémorations des bombardements nucléaires d’Hiroshima et de Nagasaki, les 6 et 9 août 1945, ICAN France alerte sur les contradictions du discours politique français qui surfe sur la peur et renie ses engagements internationaux, alimentant la course aux arsenaux et l’insécurité nucléaire. Nous appelons les responsables politiques et parlementaires à sortir de leur aveuglement pour la « sainte Bombe », en s’engageant dans le processus du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN), en vigueur depuis 2021, pour construire une sécurité fondée sur la coopération, la confiance et la paix durable.

extraits de la tribune parue dans Libération le 5 aout : https://icanfrance.org/tribune-la-france-a-t-elle-oublie-hiroshima-et-nagasaki/

L’idée portée par Emmanuel Macron d’européaniser la dissuasion nucléaire française s’inscrit dans une fuite en avant mortifère qui gagne dangereusement le monde, s’alarment des ONG, au moment où l’on commémore l’horreur des 6 et 9 août 1945.

Selon le Comité international de la Croix-Rouge, 220 000 personnes ont péri à Hiroshima et  à Nagasaki entre les 6 et 9 août et la fin de l’année 1945. Parmi elles, près de 38 000 enfants. Celles qui ont survécu, les hibakusha, sont la mémoire vivante de l’horreur nucléaire. Elles ont été marquées chaque jour de leur existence dans leur chair et leur esprit : maladies radio-induites, exclusion sociale, stress post-traumatique, fausses couches… Leurs descendants sont également impactés par ces explosions.