Poème contre les bombardements turcs sur la ville Kurde d’Afrin

Malgré la Méditerranée qui nous sépare, j’entends.

Malgré la Méditerranée qui nous sépare, j’entends.
Malgré le vent d’Ouest et la pluie battante, j’entends.
Malgré l’écho de tous mes acouphènes, j’entends.
J’entends les pleurs sous les obus.
J’entends les cris des enfants effrayés.
J’entends les familles resserrées dans les caves.
J’entends les femmes héroïques, rebelles.
J’entends leurs frères courageux, dents serrées.
J’entends malgré le silence oppressant, les chars.
J’entends malgré la honte de nos médias, les tirs.
J’entends malgré l’argent des ventes d’armes, j’entends.
Un peuple a gagné son droit de vivre en paix.
Un peuple a lutté pour nous tous, à Kobané.
Un peuple s’est si fort honoré qu’aujourd’hui je l’entends.
J’entends les souffrances du peuple kurde bombardé.

Fabrice Selingant

https://www.facebook.com/selingantfabrice/

Une réflexion au sujet de « Poème contre les bombardements turcs sur la ville Kurde d’Afrin »

  1. Qui nous dira le Malheur Kurde ?

    Qui nous dira le malheur de ces Êtres,
    Partagés entre quatre États rivaux,
    A qui l’on refuse de droit à l’autodétermination ?
    Des centaines d’entre-eux furent gazés par Saddam, en mars 1988, à Halabja.
    D’autres eurent le courage de résister et de repousser le DAESCH à Kobané, en janvier 2015.
    Et aujourd’hui, ce sont les troupes et les mercenaires d’Erdogan qui franchissent, à sa demande, la frontière Syrienne,
    Pour s’emparer d’Afrin et de sa région où vit une majorité de Kurdes.

    Qui nous dira le malheur de ce Peuple de fiers montagnards ?
    De nouveau écrasé sous les tirs d’artillerie.
    Mais plus encor ensevelis par la duplicité et les fausses promesses de ceux qui s’étaient servis, hier,
    de la vigueur et du courage des Peshmergas.
    Et qui voient aujourd’hui les avions tels des aigles fondant des airs pour jeter leurs bombes.
    Et de nouveau tant de civils, des femmes et des enfants qui sont foudroyés dans de nouveaux « Guernica ».
    Et, partout sur la terre, là où subsiste un peu de conscience et d’intérêt pour l’Humain.
    Toutes et tous, sauront que les Kurdes vont encor verser des larmes et des larmes.
    Et tourner leurs yeux noyés de pleurs vers le ciel pour y entrevoir un sourire qui héla ne vient pas.

    Qui nous dira le malheur Kurde ?
    De tant de moissons ravagées ?
    De tant de veuves éplorées,
    De tant d’enfants orphelins vivant entre peur et menaces de nouvelles guerres.
    Avec leurs vêtements si colorés qu’assombrissent bien trop souvent les deuils.
    Et surtout tant de promesses d’appui qui leur furent données et s’envolèrent dans le vent.
    Ces fausses promesses faites par des diplomates et des chefs d’état soupesant la terre et les peuples Kurdes.
    Comme autant de pièces d’or sur leur balance-trébuchet, d’orfèvre.
    D’ où ils soupèsent leur semblant d’appui sans jamais songer le donner vraiment, un jour.
    Qui nous dira le cœur pur de ces Kurdes, leur loyauté dont tant de fois l’on abusa et la beauté intemporelle des montagnes de leur pays ?
    Où seuls, les chants d’oiseaux et la musique que les Kurdes aiment tant les consolent un peu de tant de mensonges et de trahisons.

    Paul d ‘Aubin (le 18 02 2018)

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